1 Histoire de Corée

Située aux portes de Séoul, la ville de Suwon est une ville que vous ne devriez pas louper lors de votre prochain voyage en Corée du Sud.

Si vous cherchez à sortir de la capitale sans trop vous éloigner, Suwon est la ville parfaite : située à 1 heure de métro depuis le centre de Séoul, la ville est un mix de sites historiques et de bureaux de chaebols, le parfait mélange “entre tradition et modernité” comme dirait certains ! Et bien que la ville soit tentaculaire, vous y trouverez une ambiance bien plus détendue !

Pendant longtemps, la ville ne fut qu’un simple petit village qui a traversé les âges, changeant régulièrement de noms n’ayant que peu d’importance dans l’histoire du pays. Mais cela changea à partir du 18e siècle par la force d’une seule personne : le roi Jeongjo. Le roi y déplaça la tombe de son père, y fit construire un palais secondaire et une forteresse tout autour. Malgré son échec d’y transférer le siège du pouvoir, la ville connut une énorme croissance grâce à l’engouement créé autour de la ville.

Malgré les destructions dues à la guerre de Corée (la ville a quand même changé 4 fois de camp !), la ville a continué son ascension jusqu’à devenir la capitale de la région du Gyeonggi. Elle s’étend aujourd’hui bien au-delà de la forteresse et compte plus de 1 million d’habitants.

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Le symbole de la ville de Suwon est né d’une histoire bien tragique… En 1762, le prince héritier Sado se retrouva accusé de haute trahison envers son père le roi Yeongjo et fut enfermé dans un coffre à riz. La raison est encore très floue de nos jours : tantôt, le prince est dépeint comme un dangereux fou, responsable de nombreux morts dans le palais ; pour d’autres, il aurait été victime d’un affreux complot de la part d’opposants politiques.

Ce qui est sûr, c’est qu’il meurt (de fatigue, d’asphyxie, de soif, de faim ou peut être tout en même temps…) au bout de 7 jours de calvaire… Son nom, même son existence, fut reniés, devenant un véritable tabou dans tout le royaume et son fils fut adopté de façon posthume par son frère pour nier jusqu’à son héritage…

Mais ce fils dernier deviendra plusieurs années plus tard le roi Jeongjo et sa première déclaration officielle fut d’affirmer haut et fort qu’il était le fils du prince Sado. Après cela, il n’eut plus qu’une idée en tête : réhabiliter son père. Il fit déplacer sa tombe de la ville de Yangju (au Nord de Séoul) à la ville de Suwon (au Sud de la capitale) dans un lieu jugé auspicieux et en fit une tombe digne d’un roi.

Il fit déplacer le centre administratif de la ville au pied de la montagne Paldalsan pour qu’ils soient plus proches de la tombe et ordonna la construction d’une forteresse pour protéger cette “nouvelle” ville qu’il nomma Hwaseong, la splendide forteresse.

Le prince Sado ©Domaine Public
Reproduction du coffre à riz ©1histoiredecorée

Il remet la charge de la construction à l’un de ses plus proches ministres, Jeong Yak-yong. Ce lettré était adepte du Silhak (littéralement les “études pratiques”), un mouvement de pensée en vogue à l’époque. Avec l’introduction du catholicisme sur la péninsule, les lettrés prirent connaissance des sciences et techniques occidentales. Les adeptes du Silhak militaient pour une étude approfondie de ses nouvelles connaissances pour les adapter au mieux au pays et aux techniques préexistantes.

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Ainsi, la forteresse est l’image de ce courant de pensée : au premier abord, elle semble typiquement coréenne dans son architecture épousant la nature environnante mais, à bien y regarder, elle incorpore beaucoup de techniques occidentales comme des murs renforcés de brique et des tours de défenses adaptées à l’usage des armes à feu et des canons. Aussi, dans un souci de modernité, c’est la première fois qu’un chantier de cette ampleur fit appel à des ouvriers rémunérés contrairement à des paysans de corvée comme c’était la coutume…

L’espoir d’une telle forteresse était de contrer plus efficacement les invasions étrangères, contrairement à celles de 1592 (invasions japonaises) et 1636 (invasions mandchoues) qui avaient mis le pays à feu et à sang. Mais, de par sa position stratégique, elle avait aussi pour but d’être une étape clé pour les marchands se rendant à la capitale. De nouvelles routes et de nouvelles politiques économiques furent établies pour favoriser l’essor économique autour de la forteresse.

Il semblerait que le roi Jeongjo aurait aimé déplacer la capitale du royaume de Hanyang (aujourd’hui Séoul) à Hwaseong, mais il se heurta aux réticences de son gouvernement. Il mourrut subitement en 1800 et la forteresse fut peu à peu délaissée…

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Carte de la Forteresse au 18e ©BnF
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Lors de la Guerre de Corée, de nombreux bombardements dégradèrent la forteresse, la laissant dans un état très inquiétant… En 1975, le gouvernement sud-coréen lança un programme de restauration qui dura 4 ans. Grâce à la préservation des manuscrits retraçant l’intégralité du processus de construction de la forteresse (Hwaseong Seongyeok Uigwe, 화성성역의궤), elle fut restaurée à l’identique à l’exception d’une petite portion autour de la porte Paldalmun qui avait alors déjà été envahie par la circulation.

Considéré comme un chef d’œuvre de l’architecture de la fin du royaume de Joseon autant en Corée qu’à l’étranger, elle fut inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997 et attire tous les ans des millions de visiteurs.

Ses murs forment une enceinte de plus de 5 km de long entourant 130 hectares de la vieille ville et traversée par la rivière Suwoncheon. Elle est percée de 4 portes principales aux quatre points cardinaux : Paldalmun au Sud, Hwaseomun à l’Ouest, Janganmun au Nord et Changryongmun à l’Est ; et de 2 portes d’eaux laissant passer la rivière : Namsumun au Sud et Hwahongmun au Nord. Mais elle possède aussi 5 portes secrètes, bien plus petites permettant l’apport de biens et de vivre à l’intérieur en toute discrétion.

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À cela s’ajoute de nombreuses installations défensives : des tours de garde et d’artillerie (포루), d’avancée (각루), des postes d’observation (공심돈), des postes de commandement (장대), des bastions (치), des tours d’archers (노대) … et d’un système d’alarme utilisant la fumée (봉돈). Ce système était installé dans les grandes villes du pays pour informer au plus vite la capitale d’une invasion : 1 feu tout va bien; 2 feux un ennemi à l’horizon; 3 feux un ennemi à la frontière; 4 feux la frontière est franchie; 5 feux le combat a été engagé.Toutes les lignes de “tour à feu”, qu’elles viennent de la frontière terrestre au Nord ou des côtes au Sud, finissait toute au mont Namsan à Séoul en face des palais royaux.

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Bien que la structure ait été pensée pour tenir un siège, elle devait aussi être capable d’offrir un séjour agréable à la famille royale en itinérance. Elles offrent donc des points de vue agréables comme le pavillon Banghwasuryujeong. À la base, il s’agissait d’un poste de commandement secondaire, mais il surplombe l’étang Yongyeon reconnu pour sa grande beauté et est devenu un lieu de plaisance pour les familles.

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Le début officiel du tour de la forteresse se trouve à l’Ouest de la porte Paldalmun, mais vous pouvez commencer où bon vous semble ! Le tour entier à pied prend entre 2 et 3 heures et est relativement facile (hormis le début du tour au pied de la montagne Paldalsan qui est assez rude sur quelques mètres !).

Sur le chemin, vous pourrez avoir l’occasion de sonner la cloche Hyowon au sommet de la montagne Paldalmun (comptez 1 000 ₩ pour 3 coups). En passant, vous pouvez aussi faire un léger détour par la Statue du roi Jeongjo qui surplombe le palais secondaire. Plus loin, devant le pavillon Dongjangdae, vous pouvez acheter un billet pour le petit-train qui fait le tour de la partie nord de la forteresse (comptez 3 000 ₩, fermé les jours de pluies/neiges) ou vous essayer au tir à l’arc coréen sur le terrain d’entraînement juste à côté (2 000 ₩ pour 10 flèches). La partie Nord est aussi très venteuse, vous pourrez y observer de nombreuses personnes faire voler des cerfs-volants. Pourquoi pas en acheter un sur le marché pour vous y essayer aussi…

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Le chemin reste accessible tous les jours à toute heure, alors pourquoi pas y faire un tour à la tombée de la nuit pour profiter des lumières de la ville scintillantes sur les vieux murs ~ Enfin, si vous voulez être incollable sur la forteresse et sa construction, rendez-vous au Suwon Hwaseong Museum situé au milieu de l’enceinte.  (L’entrée coûte 2 000 ₩, fermé le lundi.)

Le Palais Haenggung

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La forteresse ne devait pas simplement servir à protéger la tombe royale, elle servait aussi de ville fortifiée où le roi pouvait venir se réfugier en cas de danger. Pour ce faire, un palais temporaire était requis.

Haenggung est en fait un mot générique désignant les palais secondaires du royaume de Joseon. Il servait suivant l’occasion de refuges en cas d’invasions, de lieux de villégiature ou encore de haltes lors de longs voyages. Le palais de Suwon a essentiellement servi de halte lorsque le roi Jeongjo (et plus tard son fils le roi Sunjo) se rendait sur la tombe de son père.

Il fut construit au pied du mont Paldalsan et comptait pas moins de 576 pièces à son apogée. On dit que le roi Jeongjo prévoyait d’en faire sa résidence après avoir cédé le trône à son fils, mais il n’en eut pas le temps. Le lieu connu néanmoins de grandioses cérémonies comme la célébration des 60 ans de la mère du roi Jeongjo, dame Hyegyeong, en 1795. De plus, à chaque arrêt du roi dans la forteresse, de nombreux événements étaient tenus comme des compétitions de tir à l’arc, des concours d’accès au gouvernement, des sessions de rencontre entre le peuple et le roi…

À sa mort, son fils, le roi Sunjo fit construire le pavillon Hwaryeongjeon aux abords du palais pour y accueillir le portrait du roi et ses successeurs viendront tour à tour se recueillir à Hwaseong, occupant au passage le palais Haenggung.

Il subit malheureusement de nombreuses dégradations lors de l’occupation japonaise puis de la guerre de Corée, devant tour à tour hôpital, école et commissariat de police… Il fut finalement en partie restauré en 2003 (encore une fois grâce aux manuscrits de la construction de la forteresse). 

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On peut aujourd’hui le visiter (pour 1 500 ₩, ouvert tous les jours) et vous reconnaîtrez peut-être certains recoins, car il sert à l’occasion de lieux de tournage pour des dramas historiques ! (Dae Janggeum, Yi San, The moon embracing the sun ou encore le film The King and the Clown pour ne citer qu’eux). Juste devant l’entrée, il y a une grande esplanade sur laquelle a été reproduit en mosaïque la procession du roi Jeongjo jusqu’à Suwon…

Festival de la Forteresse

Procession du roi jusqu'à Hwaseong par Kim Hong-do ©National Palace Museum of Korea

En 1795, la mère du roi Jeongjo fêta son 60e anniversaire, une célébration importante dans la culture coréenne, car il marque la fin d’un cycle sexagésimale, la fin d’un cycle du zodiaque chinois. Pour Jeongjo, rien n’était trop beau pour sa mère, il organisa donc une procession majestueuse jusqu’au palais secondaire de la forteresse Hwaseong où une cérémonie grandiose de quatre jours fut tenue. 

Ce n’était pas la première procession royale jusqu’à la forteresse, le roi avait déjà rendu visite plusieurs fois à la tombe de son père, mais la démesure de l’événement le fit rentrer dans l’histoire. Le cortège faisait quasiment 1 km de longueur, mobilisa près de 6 000 personnes et dura 8 jours. Une telle envergure nécessita de faire adapter le chemin, d’élargir les routes, de construire de nouveaux pontons… Ces changements auront un impact tel que la route empruntée par le cortège devint la route la plus fréquentée en direction de la capitale et ce encore de nos jours.

Depuis plusieurs années, le plus grand festival culturel et touristique du pays est tenu à la mémoire de cette procession. Le Suwon Hwaseong Cultural Festival a lieu tous les ans au mois d’octobre. La manifestation commence avec le départ du cortège du palais Gyeongbokgung à Séoul jusqu’à la forteresse de Suwon. Puis le festival continu sur plusieurs jours avec des jeux folkloriques, des concerts, des démonstrations et des concours au sein de la forteresse.

La Ville de Samsung

À la mort du roi Jeongjo, la forteresse perdit de son intérêt et la population revint au nom de Suwon pour désigner la ville. Grâce à l’aménagement des routes entre la ville et la capitale, elle devint un centre économique important du pays jusqu’à devenir la capitale de la province du Gyeonggi-do. Malgré de nombreuses destructions lors de la guerre de Corée, elle resta un pôle économique important notamment grâce à l’industrie du textile très présente dans la région…

Mais le tournant pour la ville vient en 1969, lorsque l’homme d’affaires Lee Byung-chul décida d’y implanter la nouvelle filiale de son entreprise : Samsung Electric Industries. Entre télévisions et électroménagers, la filiale s’impose rapidement comme une marque incontournable dans les foyers coréens. Quelques années plus tard, elle fusionne avec une autre branche du groupe produisant des semi-conducteurs, devenant Samsung Electronics qui est encore aujourd’hui la plus connue des filiales du groupe Samsung.

La ville accueille des usines de fabrication de composants électroniques utilisés dans les produits Samsung, mais aussi chez les opposants ! Avec l’arrivée des premiers téléphones, le groupe transforme petit à petit ces usines en lieux d’innovation. Le site s’agrandit pour accueillir des salles de recherches et des laboratoires d’innovations.

©Samsung

Aujourd’hui, le site s’étend sur plus de 170 hectares, accueillant 35 000 employés dans des centaines de bâtiments. Avec de tels chiffres, il est considéré comme une petite ville à part entière ! La Digital City –de son petit nom– n’est pas le siège social de Samsung (qui se trouve à Séoul) mais plutôt son cerveau en ébullition. On y travaille de nouvelles technologies, on repense notre façon de vivre avec et on perfectionne celles déjà sur le marché. 

Mais plus qu’un espace de travail, il s’agit d’un campus avec toutes les commodités qu’il faut. Tout est pensé pour que les employés ne soient concentrés que sur leur créativité. Des bus font la navette entre la Digital City et les villes alentours, des salles de relaxation, des crèches, des écoles et des garderies sont mis à disposition… Le campus inclut de nombreux lieux de loisirs aussi, avec des murs d’escalade, des terrains de basket, des terrains de baseball, des piscines… Des studios sont aussi mis à disposition pour accueillir des chercheurs étrangers.

En plus de tous ces lieux très pratiques, les employés ont la gratuité sur leurs frais médicaux sur le campus que ce soit les médicaments, le dentiste ou des séances d’acupunctures… Tous les repas proposés sont aussi gratuits, autant le midi que le matin et le soir. Tout est fait pour que les employés n’aient pas (ou peu) de pensées parasites. Cela va même jusqu’à fournir des parapluies à chaque sortie de bâtiments dès que des gouttes commencent à tomber…

©Samsung

De cet espace bouillonnant naîtront les écrans incurvés et les derniers smartphones Samsung. Le groupe en est donc très fier et s’en sert de vitrine, invitant les journalistes à visiter la Digital City pour le lancement de ses nouveaux produits. Il sert aussi de foyer pour des start-ups financées par le groupe.

Le campus abrite aussi le Samsung Innovation Museum, dédié autant aux créations passées de l’entreprise qu’aux futures avancées technologiques. Une façon de découvrir l’ascension du conglomérat en son sein même !

©Suwon City

Étant le premier employeur de la région (et même du pays…), l’entreprise à une grande influence sur la ville. Sa croissance économique y est donc intimement liée et sa présence est visible un peu partout dans Suwon. Pour exemple, on peut citer le club de football de la ville (Suwon Samsung Bluewings Football Club) ou encore le campus de Sciences Naturelles de l’Université Sungkyunkwan (l’une des plus grandes universités du pays) tous deux sponsorisés par le groupe.

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Les différents marchés de Nammun

Comment visiter une ville coréenne sans faire un tour par ses marchés ? Près de la porte Paldalmun au Sud de la forteresse, il existe en tout 9 marchés couverts regroupés sous le nom de Nammun Market : Gucheon-dong Tools Arcade spécialisé dans la métallurgie; Nammun Gate Rodeo Market pour tout ce qui est relatif aux hobbys; le Citizen’s Market et la Fashion 1st Street, des marchés de prêt-à-porter et de mercerie; le Motgol et le Minarikwang Markets où sont vendu des banchans et autres spécialités à emporter; Yeong-dong Market qui vend des hanboks et des accessoires traditionnels; les Ji-dong Market et Paldalmun Gate Market qui vendent de la nourriture. Ce dernier a été créé par le roi Jeongjo il y a plus de 200. C’est d’ailleurs le seul à avoir été créé par un roi ! De quoi faire de bonnes découvertes dans ses petites allées historiques !

L’entrée est libre, ouvert toute la journée mais la plupart des échoppes opèrent surtout le matin.

©KTO
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Musée Haewoojae

On raconte que Sim Jae-deok, qu’on surnomma plus tard “Monsieur Toilette”, serait né dans les toilettes de ses grands-parents maternels et que cela expliquerait son attachement pour ce lieu particulier. Lorsqu’il était maire de la ville de Suwon (puis député à l’assemblée de Corée du Sud), il mit un point d’honneur à améliorer l’accès et les infrastructures relatif au “petit coin” que ce soit dans sa ville mais aussi à l’international, jouant même un rôle décisif dans la création de la World Toilet Association (organisation très sérieuse qui œuvre à l’amélioration des toilettes dans le monde). Pour célébrer cet événement, M. Toilette fit raser sa maison et en fit construire une nouvelle à la place en forme … de toilette évidemment ! Nommée Haewoojae (Maison pour se débarrasser de ses soucis~), elle connut un grand succès malgré son caractère privé… À la mort de M. Toilette en 2009, sa famille fit don de la maison à la ville de Suwon qui décida d’en faire un endroit ouvert au public sur le thème des toilettes (bien évidemment) accueillant divers événements culturels. Bien que le lieu soit assez éloigné du centre, c’est un lieu atypique si vous êtes à la recherche de visite en dehors des sentiers battus !

L’entrée est libre, de 10h à 17h (18h en été), fermée le lundi.

©Suwon Cultural Foundation
©Suwon Cultural Foundation

Starfield Suwon

Starfield est une chaîne de centre commerciale coréenne, très connue pour être des lieux particulièrement “instagrammable” ! Le plus connu est sans aucun doute le COEX, situé dans le quartier de Gangnam à Séoul, avec son impressionnante librairie qui déplace les foules. La chaîne a tenté de réitérer le coup en construisant à Suwon un énorme centre commercial dont le point d’orgue est sa librairie très photogénique. Situé pas très loin de la forteresse, vous pouvez vous y rendre en bus ou à pied (si ça vous tente !), c’est l’endroit parfait si vous souhaitez faire un peu de shopping ! Si seule la librairie vous intéresse, sachez qu’on y accède par le 4e étage et qu’elle s’étend jusqu’au 7e ! Elle possède de nombreux espaces pour se poser et lire un livre, écouter un vinyle ou encore prendre un café. (NB : le mercredi est souvent bondé car le lieu propose des événements autour des auteurs ce jour-là. Aussi, la quasi-totalité des ouvrages proposés sont en coréen.)

L’entrée est évidemment gratuite, le lieu est ouvert de 10h à 22h tous les jours.

©Shinsegae

Yongjusa et Yonggeolleung

Yunggeolleung est la combinaison de deux sites funéraires royaux : Yungneung, la tombe du prince Sado et de sa femme dame Hyegyeong, et Geolleung, la tombe du roi Jeongjo et de sa femme la reine Hyoui. Ainsi, le père et le fils reposent côte à côte pour l’éternité. 

Bien que le prince Sado n’est jamais régné, il fut élevé au rang de roi à titre posthume par son fils lorsqu’il arriva au pouvoir, ce qui explique que sa tombe ait été relocalisée dans un endroit plus auspicieux et avec tous les attributs dû à un roi. Un rite y est conduit tous les ans, le deuxième dimanche d’Avril, en sa mémoire. La tombe du roi Jeongjo est sensiblement la même (bien qu’un tout petit peu moins faste), placée à l’Ouest de Yungneung. Un rite y est conduit tous les ans, le deuxième dimanche de Mai, en la mémoire du roi. Comme le reste des tombes royales de la dynastie Joseon, elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2009.

L’entrée pour les deux tombes coûte 1 000 ₩, ouvert de 9h à 18h (17h30 en hiver, dernière entrée 1h avant), fermé le lundi.

©Cultural Heritage Administration
©Cultural Heritage Administration
©용주사

Tout près des tombes, on trouve Yongjusa, un temple bouddhique que Jeongjo a fait construire dédié au salut de son père. Il abrite une cloche considérée comme trésor national, des peintures de Bouddha du très célèbre Kim Hong-do et un musée sur la piété filiale (entrée du musée payante, 1 500 ₩, fermé le lundi). Le temple propose aussi des expériences de Temple Stay.

Le tout est un peu excentré du centre-ville mais il est possible de s’y rendre grâce à la ligne 1 du métro séoulite ou en bus.

Haenggungdong Mural Village

Le quartier à l’intérieur des murs de la forteresse portant une grande valeur historique, les normes de construction et de rénovation y sont très strictes. De ce fait, le quartier a fortement gardé un style typique de la Corée des années 1980. Et si la forteresse est très prisée des touristes, l’intérieur des murs est en revanche un peu délaissé… Et pourtant ! Vous trouverez la balade dans ces petites rues, remplies de boutiques, cafés et de restaurants traditionnels, très relaxante ! Une partie de la vieille ville se démarque même fortement par ses fresques murales. Ce genre d’initiative est très populaire en Corée pour redonner du pep’s à des quartiers sur le déclin. Ne vous étonnez donc pas au détour d’une ruelle de tomber sur des murs entiers remplis de dessins !

Ces dessins se trouvent majoritairement au Nord-Est du quartier près de la porte d’eau Hwahongmun.

©KTO
©Suwon Cultural Foundation
©대한민국 구석구석
©Suwon Cultural Foundation

Flying Suwon et L’église Jeil de Suwon

Voilà deux bonnes solutions pour prendre de la hauteur pour observer la ville dans son ensemble. Le premier est un ballon que vous ne pourrez pas manquer, s’élevant au pied des murs de la forteresse pour une expérience d’un quart d’heure. Attention par contre, il fonctionne seulement l’après-midi, par temps clair et coûte 20 000 ₩ par personne.

Pour les plus petits budgets, il y a l’option de l’église Jeil. Située légèrement plus au Sud, l’église ouvre gratuitement les portes de son clocher, offrant une vue impressionnante sur la ville !

Ouvert de 14h à 20h tous les jours.

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Monuments aux Morts Français de la Guerre de Corée

Pour les 60 ans de l’armistice en 2013, un monument a été inauguré dans le parc Hyohaeng en l’hommage des Français ayant combattu durant la guerre de Corée. Les noms des 251 soldats français tombés au combat sont inscrits sur un mur avec ceux de 18 Coréens tombés à leur côté. Pour rappel, plus de 3 400 hommes se sont porté volontaire entre 1950 et 1953 pour combattre au côté de la 2e division d’infanterie américaine.

Il s’agit d’un monument commémoratif, si vous voulez vous recueillir sur les tombes des soldats français mort durant la guerre de Corée, ils sont inhumés au cimetière des nations unis à Busan.

©Korean War Memorials
©Korean War Memorials

Gwanggyo

Voilà un lieu reconnu pour son paysage mariant nature et urbanité. Il s’agit en fait d’un quartier tout entier, mais la partie à ne pas manquer se trouve aux alentours du lac du même nom. Le ponton tout autour du lac est illuminé à la tombée de la nuit, créant une atmosphère romantique, particulièrement au printemps grâce à ses nombreux arbres en fleurs. Tout autour, on retrouve des campings, des jeux d’eaux, des expositions en plein air… Du lac partent plusieurs randonnées qui vous feront définitivement quitter la ville pour vous enfoncer dans la montagne (toujours du même nom) dont le sommet culmine tout de même à plus de 800 m.

©Visit Suwon
©Visit Suwon

Quelques Spécialités culinaires

Suwon Wang Galbi

en parallèle de la construction de la forteresse, Jeonjo voulut soutenir les agriculteurs de la région en leur fournissant du bétail et notamment des vaches. La quantité de bœuf élevé dans la région ayant grandement augmenté, cela aboutit à la création d’un large marché de bétail dans la ville… La viande de qualité et peu cher fit la renommée du marché et la ville devient même grâce à ça le pôle principal d’échange de marchandises en direction de la capitale. 

Mais le Galbi tel qu’on le connaît aujourd’hui a gagné en popularité à partir des années 1940. Il s’agit de côte de bœuf. Mais là où la plupart des autres régions le font mariner avec de la sauce soja (entre autres), à Suwon elles sont assaisonnées avec du sel, du sucre et de l’huile de sésame avant d’être grillées au charbon. On parle aussi de ‘Wang Galbi’ ou les Galbi royales, car leur taille est souvent bien plus importante qu’habituellement.

©Musée Folklorique National de Corée

Les Fraises de Suwon

La ville et ses alentours sont connus pour abriter de nombreuses fermes produisant des fraises ! Vous pouvez d’ailleurs venir en chercher vous-même. Mais le saviez-vous ? La saison des fraises en Corée est l’hiver !!

Suwon Whole Chicken

Le poulet frit est une spécialité dont raffole tous les Coréens. La spécialité de Suwon : le servir en entier ! Aucune partie du poulet n’est oublié, jusqu’aux pâtes et les gésiers qui vous seront servis en apéritif ! Dans la vieille ville, on trouve une rue (ou plutôt un pâté de maison) remplie de restaurant de poulet frit, la Fried Chicken Street (수원통닭거리). Depuis plus de 50 ans, les enseignes de cette rue en font la renommée et de nombreux curieux traversent le pays pour y goûter !

©KTO

Comment s'y rendre

En train :

Depuis Séoul, il vous faudra prendre un train au départ de Seoul Station. Si c’est un KTX (TGV), cela vous coûtera autour des 8 000 ₩ (5€) pour 30min de trajet; si c’est un Mugunghwa (équivalent de l’inter-cité), cela vous coûtera autour des 3 000 ₩ (2€) pour 40min de trajet. Il y a des départs toutes les demi-heures.

En voiture : 

Du centre de la capitale au centre de Suwon, comptez environ 40 minutes. (Attention des bouchons peuvent être à prévoir à la sortie de Séoul !)

En Bus / Métro : 

Vous trouverez des bus reliant Séoul à Suwon au départ de Gangnam Station, de Sadang Station et de Seoul Station, mettant 1h30 à 2h (suivant vos points de chute) et qui vous coûteront aux alentours de 3 500 ₩ (2,30€).

Vous pouvez aussi prendre la ligne 1 du métro séoulite en direction de Sinchang/Cheonan jusqu’à la gare de Suwon. Cela vous coûtera 2 000 ₩ (1,30€) pour 1 heure de trajet (à savoir qu’une partie du trajet, une fois sorti de la capitale, se fait en extérieur, vous pourrez donc profiter du paysage !) 

Petit tips personnel : Arrivé à la gare de Suwon (point de chute le plus fréquent), vous pouvez prendre un bus vers la vieille ville (ou une autre destination) mais si marcher ne vous fait pas peur, je peux vous conseiller de rejoindre la rivière Suwoncheon pour une balade de 40min jusqu’à la forteresse. Ce n’est pas un indispensable, mais à l’image de la ville, elle est sympathique et apaisante… (+ vous arriverez au niveau du marché Nammun, juste avant la porte d’eau Sud, de quoi faire d’une pierre deux coups sans vous perdre !)

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