1 Histoire de Corée

Andong est une ville située dans la province du Gyeongsang du Nord dont elle est la capitale régionale. 

La ville est très étendue avec une superficie de plus de 1500 km² (pour comparaison, c’est plus que la superficie de la région île de France…) mais assez peu peuplée avec seulement 190 000 habitants. Cela s’explique car la ville est très rurale et une bonne majorité de son aire urbaine est recouverte de montagnes et de terres agricoles. 

La ville qui était majoritairement tournée vers l’agriculture a perdu en activité dans les années 90 car sa population s’est déplacée en masse vers de plus grandes villes (Séoul, Busan, Daegu..). Mais elle a réussi à redevenir attractive en devenant un pôle touristique très important de Corée du Sud. Un changement opéré notamment après le passage très remarqué de la reine d’Angleterre en 1999, qui avait décidé de se rendre dans une seule autre ville que Séoul pendant son voyage : Andong ! Une véritable fierté locale qui a boosté l’intérêt des coréens pour la région !

Andong est aujourd’hui connue pour sa gastronomie, son Soju, mais aussi et surtout pour son patrimoine qu’elle a su conserver à travers les siècles !

C’est personnellement mon endroit préféré en Corée !

Embarquez donc avec moi pour faire un petit tour de tout ça 😉 !

Andong Chajeon Nori 차전놀이

La ville aurait été fondée par la confédération de Jinhan (Ier siècle AEC – IVe siècle EC) au premier siècle avant notre ère. Elle s’appelait alors Gochang et n’était qu’un petit village.

Mais elle va prendre de l’importance au Xe siècle à cause d’un événement fondateur. À ce moment de l’histoire, la péninsule est en pleine période de troubles. Le royaume de Silla qui régnait jusqu’alors sur la péninsule se désintègre à cause d’intrigues politiques et deux nouvelles puissances émergent pour prendre sa place : le Baekje tardif et le Goguryeo tardif. La lutte entre ces 3 entités va prendre un tournant en 930 lorsque le Goguryeo tardif remporte une victoire écrasante sur le Baekje tardif dans la région de Gochang. Le chef vainqueur s’appelle Wan Geon et réussit peu après à prendre le contrôle de toute la péninsule, fondant ainsi son propre royaume qui durera pendant 5 siècles : le royaume de Goryeo.

© Cultural Heritage Administration

Cette victoire à Gochang est donc un événement marquant de l’histoire de Corée et après ça la ville changera de nom pour devenir Andong. La mémoire de cet événement sera passée sur des générations sous la forme d’un jeu populaire : le Chajeon Nori.

Lors de la période de la première pleine lune du calendrier lunaire, les villageois se réunissaient pour récréer cette bataille mythique. Ils étaient divisés en deux équipes suivant leur lieu de naissance. Chacune sélectionnait les meilleurs arbres à abattres dans les montagnes alentour pour créer une structure en bois appelée Dongchae (동채) que l’on faisait s’affronter à la manière d’une joute en les soulevant à bout de bras. Un commandant était nommé dans chaque équipe pour diriger les attaques et la partie était gagnée lorsque la structure adversaire se retrouvait au sol. On pensait alors que les vainqueurs jouiraient d’une meilleure récolte dans l’année à venir.

Une Terre Confucéenne

Les Kim d’Andong 안동 김씨

De tout temps, la ville fut réputée pour être la terre natale de grandes familles nobles parmi lesquelles on trouve les Kim de Andong. Ce clan descendant de l’ancienne famille royale de Silla, les Kim de Gyeongju, fut mis à l’écart par la dynastie suivante (Goryeo). Mais c’est à l’avènement de la dynastie Joseon au XIVe siècle que la famille retrouva toute sa gloire d’antan.

En tout, on compte 19 membres ayant obtenu le poste de Jeonseung (le plus proche conseiller du roi), 6 membres ayant été Daejehak (membre à la tête de l’enseignement confucéen, un prestige pour ce royaume profondément confucéen) et 3 reines (Suwon épouse de Sunjo, Hyohyeon épouse de Heonjong et Cheorin épouse de Cheoljong). Leurs influences étaient sans équivoque sur la politique du pays.

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Toegye Yi Hwang 퇴계 이황

La figure de proue de la ville est le philosophe Yi Hwang, plus connu sous son nom de plume Toegye.

Né d’une famille noble de Andong, il fut un fonctionnaire haut placé enchaînant différents postes. Mais, assez peu intéressé par les intrigues politiques, il finit par quitter le gouvernement pour revenir sur ses terres natales. C’est ce retrait qui fera sa renommée. Il devient alors un exemple de l’idéal confucéen, se plongeant dans la réflexion et l’étude. Un exemple respecté dans toute la Corée et même jusqu’en Chine et au Japon.

Visuel depuis 2007

Il fondera non loin de Andong, en pleine nature, sa propre école confucéenne, Dosan Seowon, pour y dispenser ses enseignements à des jeunes venus de tout le pays. C’est à ce moment-là qu’il sera le plus prolifique en écrivant plus d’une trentaines œuvres.

La plus connue est certainement ‘Études de la Sagesse en Dix Diagrammes’. Revenu brièvement à la cour, Yi Hwang l’a écrit pour instruire le nouveau roi en l’encourageant à suivre les enseignements du passé et prônant le respect.

Aujourd’hui encore, c’est une figure très étudiée et respectée de Corée. Il a même son portrait sur les billets de 1000 wons Sud-coréens et l’une des plus grosses avenues de Séoul à son nom.

Ryu de Pungsan 풍산 류씨

Un autre clan mythique de la ville est le Ryu de Pungsan dont les deux membres les plus notables sont deux frères Ryu Unryong et Ryu Seongryong. 

Le premier fut un confucéen reconnu. Le deuxième fut premier conseiller du roi lors de la guerre d’Imjin avec le Japon (1592-1598). Après la guerre, il s’est retiré dans sa ville natale pour écrire le Jingbirok, un mémoire sur cette guerre. Son but avec cet ouvrage était de réfléchir aux erreurs commises et aux failles dans la sécurité nationale afin d’empêcher qu’une telle catastrophe se reproduise à l’avenir.

Mais le clan est aussi connu pour être à la tête du village de Hahoe, un peu à l’écart de la ville de Andong, depuis près de 6 siècles.

Hahoe Village 하회마을

© Bernard Gagnon (Wikipédia)

Hahoe est un village clanique (c’est-à-dire qu’il regroupe les membres d’un même clan, en l’occurrence les Ryu de Pungsan) se trouvant à 30 km du centre-ville de Andong et qui a su conserver son aspect traditionnel au fil du temps. Niché au milieu des montagnes, il est l’un des 4 villages Muldori de Corée, c’est-à-dire un village entouré d’un cours d’eau lui donnant un aspect semblable à une presqu’île. C’est cet aspect singulier qui lui a valu son nom : ‘ha’ signifiant la rivière et ‘hoe’ tourner autour. Certains voient en cette forme un taeguk (le signe du Yin-Yang), d’autre une fleur de lotus, deux signes considérés comme très auspicieux !

© 1 Histoire de Corée
© 1 Histoire de Corée

À son apogée, le village comptait 350 foyers et était reconnu pour être une terre de lettrés. Aujourd’hui, il reste une centaine de maisons d’époques dont certaines ont été classées trésors du patrimoine en Corée du Sud. La plus vieille date d’il y a 550 ans ! On y retrouve aussi, précieusement gardé, plusieurs documents considérés comme trésors nationaux comme le fameux Jingbirok mentionné plus haut.

Il est un exemple formidable de ce à quoi pouvaient ressembler les villages de provinces durant la dynastie Joseon et, à ce titre, le site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2010. Mais bien qu’il soit un véritable musée à ciel ouvert, le village est toujours habité par un peu plus de 200 résidents permanents, ce qui lui a permis de garder son âme.

© UNESCO

Les maisons font face à la rivière, contrairement à la pratique populaire qui voulait orienter les maisons vers le sud ou le sud-est. Les résidences nobles (recouvertes de tuiles) se mêlent aux demeures plus modestes (avec leur toit de chaume) et le tout est entouré de champs de riz. Au cœur du village, on trouve un Zelkova, un arbre connu pour être le protecteur des villages, de plus de 600 ans. Selon la légende, il aurait été planté par Ryu Jong-hye, le fondateur du clan Ryu.

© 1 Histoire de Corée
© 1 Histoire de Corée
© 1 Histoire de Corée

Le village est visitable de 9h à 17h (d’octobre à mars) ou 18h (d’avril à septembre). L’entrée coûte 5 000 won. Pour vous rendre au village, comptez environ 40 minutes de bus au départ du centre-ville de Andong.

Pour avoir un panorama global du village, il vous faudra monter à 64 m de haut, au sommet de la falaise de Buyongdae. Situé sur la rive faisant face au village, le site est accessible grâce à un bateau qui fait la navette entre le pied de la falaise et le village.

(Comptez bien une demi-journée minimum pour le visiter.)

Une tradition populaire : le Talchum

© CHA (The Korea Herald)

Tous les week-ends (et parfois en semaine) se tient un spectacle de masques traditionnel au village de Hahoe.

La pratique aurait plus de 800 ans et est issue de rites chamaniques ayant pour but d’éloigner les mauvais esprits. Au fil du temps, l’aspect religieux a laissé place à la satire sociale, devenant un exutoire pour le peuple.

Là où dans les autres formes de danses masquées coréennes, les masques sont brûlés après les performances pour éloigner la mauvaise fortune, à Hahoe les masques sont considérés comme sacrés ! Cela peut s’expliquer par la légende de la création de ces masques.

La légende

On raconte qu’il y a très longtemps, un jeune homme reçut la révélation des entités protectrices du village lui intimant la création de masques. Il se retira chez lui, derrière des cordelettes interdisant l’entrée à quiconque et s’attela à sa besogne. Mais une demoiselle de la famille Kim, éperdument amoureuse du jeune homme, se languissait de le voir. Après quelque temps, sa curiosité l’emporta et elle se glissa sous les cordelettes et fit un trou dans le papier de la porte pour voir ce que faisait son amant. À cet instant, le jeune homme fut frappé par la mort, laissant son dernier masque inachevé. (Ce masque serait celui de Imae auquel il manque la partie basse du visage.) Consommée par ses remords, la jeune fille mourut peu de temps après. Afin d’apaiser son esprit, les villageois l’élevèrent au statut de divinité et honorèrent sa mémoire tous les ans par un rite chamanique.

© ICHCAP

Les personnages

Les masques de Andong sont sculptés dans du bois d’aulne et laqués, leur donnant un caractère très singulier. À l’origine, il existait 14 masques mais 3 ont disparu aujourd’hui.

2 Jiju

(des créatures fantastiques semblables à des lions ailés)

Gaksi

(l’esprit de la jeune femme de la légende)

Jung

(un moine débauché)

Seonbi

(l’érudit qui sait tout)

Yangban

(le noble corrompu)

Choraengi

(son serviteur espiègle)

Imae

(l’idiot du village)

Bune

(une jeune mariée)

Halmi

(une vieille dame)

Baekjeong

(le boucher)

Le déroulé

Ces masques étaient à l’origine utilisés lors du Byeolsingut, un exorcisme visant à apporter la paix et de bonnes récoltes au village. Le rituel était divisé en 10 actes. 

On commençait par invoquer l’esprit de Gaksin dans un sanctuaire à l’extérieur du village. Puis son retour était symbolisé par un acteur portant son masque qui était porté sur les épaules d’un homme dans l’enceinte du village.

À son arrivée, les Juji dansaient pour éloigner les esprits mauvais et faire rentrer la fortune dans le village. 

© National Folk Museum of Korea
© National Folk Museum of Korea

Puis s’en suivait plusieurs saynètes : le boucher abat et dépèce sans ménagement un bœuf puis essaie de vendre ses testicules comme aphrodisiaque; la grand-mère attelée à son métier à tisser chante sa mélancolie et la dureté du quotidien avant de quémander des donations au public; le moine séduit une jeune femme et s’enfuit avec elle; le noble et l’érudit se rencontrent et s’engagent dans une joute verbale beaucoup trop maniéré et sont ridiculisé par le servant…

Puis vient le moment de jouer le mariage et la nuit de noces chimérique entre la demoiselle Kim et son amant afin d’apaiser les esprits. Enfin, on ramène l’entité symbolisée par le masque de la jeune femme dans son sanctuaire.

Le festival

Aujourd’hui, en plus des représentations hebdomadaires et du musée consacré aux masques traditionnels au village de Hahoe, la ville de Andong organise tous les ans un festival du théâtre masqué !

Le Andong Mask Dance Festival se tient pendant 10 jours fin septembre / début octobre. En plus de rassembler des troupes de théâtre traditionnel coréen de tout le pays, de plus en plus de troupes étrangères sont invitées pour partager leurs traditions et leurs coutumes.

Une excellente manière de découvrir la culture coréenne dans un cadre exceptionnel.

Affiche du festival pour l'année 2024

Une tradition noble : Seonyu Julbul Nori

Si les petits gens de Hahoe avaient leurs propres exutoires, il en était de même pour les nobles du village ! Tous les ans pendant une nuit, à la moitié du 7e mois du calendrier lunaire, se tenait le Seonyu Julbul Nori auquel seuls les membres de la famille Ryu et leurs invités pouvaient participer.

La soirée se divisait en 4 parties : Baet Nori, Dalgyal Bul Nori, Julbul Nori et Nakhwa Nori.

Des bateaux et des œufs

La majorité de la soirée se passait à bord de bateaux ancrés au milieu de la rivière Nakdong non loin de la falaise Buyongdae. Les hommes du clan Ryu s’y retrouvaient pour passer du bon temps parfois accompagnés d’amis de hameaux avoisinant. Ils buvaient de l’alcool, chantaient, dansaient mais surtout écrivaient des poèmes.

En amont de la rivière étaient lâchées des centaines de coquilles d’œufs remplies de coton auxquelles on avait mis le feu. Les coquilles, emportées par le courant, flottaient telles des fleurs de lotus illuminées créant une atmosphère féérique autour des bateaux.

Mise à feu

Des cordes étaient préalablement tendues entre le haut de la falaise et la forêt de pins au pied du village. Tout le long des cordes étaient attachés à distances régulières des petits sachets de charbon et de sel. Une fois la nuit bien tombée, on faisait s’embraser les pochons qui explosaient tels de petits artifices. La nuit était alors éclairée de tous ces feux, donnant l’impression qu’une pluie d’étoiles venait mourir dans la rivière.

Le clou de la soirée venant lorsque tous les hommes criaient du même voix : 낙화야 ! (“Allumer les feux !”)

Un ballot de bois de pins secs était enflammé et lancé du haut de la falaise. Il rebondissait sur la paroi rocheuse créant alors de multiples petites explosions avant de venir s’écraser un pied de la falaise.

Les érudits continuaient la soirée comme elle avait commencé, en écrivant des poèmes et en buvant. Ces jeux étaient considérés comme le summum du divertissement raffiné chez les nobles, une nuit où leur intellect était en communion avec la beauté de la nature.

Aujourd’hui, ces réjouissances sont visibles une nuit par an lors du festival du masque organisé à Hahoe.

C'est aussi à visiter !

Byeongsan Seowon

© 1 Histoire de Corée
© 1 Histoire de Corée

Il s’agit d’un Seowon, un institut néo-confucéen, situé à moins de 5 km du village Hahoe. 

À l’origine, le lieu fut construit par des érudits locaux pour commémorer la mémoire de Ryu Seongryong (qui en plus de son parcours dans le gouvernement, était un confucéen renommé). Il deviendra un institut confucéen en 1614 enseignant aux jeunes nobles de la région les bases du savoir confucéen. Il s’agit de l’un des rares Seowon à nous être parvenu relativement intact et est à ce titre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ouvert de 9h à 17h (en hiver) ou 18h (en été). L’entrée est libre. Comptez minimum 40 min en bus du centre de Andong mais attention il n’y a que quelques départs par jour ! Faites bien attention aux horaires !

Tips : il est possible de rejoindre le village de Hahoe village au travers d’un chemin de randonnée à travers la montagne. L’occasion de faire d’une pierre deux coups !

© 1 Histoire de Corée

Dosan Seowon

© Culture Heritage Administration

Voilà un deuxième Seowon, à l’autre bout de la ville, certainement le plus renommé du pays! En effet, construit par le célèbre Toegye, il s’agissait du cœur de la pensée confucéenne de la région.

Toegye a d’abord pensé ce lieu comme une école pour étudier et enseigner à ses élèves. Après sa mort, ses disciples bâtiront un sanctuaire pour honorer sa mémoire et finiront la construction faisant passer l’école au statut d’institut. Situé au beau milieu de la nature, l’institut est à l’image de la pensée de Toegye : simple et concis.

Même si l’institut ne dispense plus de cours, on y commémore encore la mémoire de Yi Hwang Toegye. Il est aussi inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le site est ouvert de 9h à 17h (hiver) / 18h (été) et l’entrée coûte 2000 wons. Comptez au minimum 1h40 en bus depuis le centre de Andong.

Temple Bongjeongsa

© Tour Andong
© Tour Andong

Jamais deux sans trois, voici un autre lieu au patrimoine mondial de l’UNESCO !

Bonjeongsa est le plus grand temple de la ville. Il a été fondé au VIIe siècle par le grand moine Uisang (ou son disciple, les sources divergent..) et abrite le plus vieux bâtiment fait de bois de toute la Corée, Geungnakjeon (anciennement le bâtiment central du temple) dont la structure date du 13e siècle.

Entrée libre. À 1h de bus du centre ville.

Woryeonggyo

© Tour Andong

Woryeonggyo est le plus long pont en bois de Corée avec ses 387 mètres de long. Enjambant le fleuve Nakdong, il est assez récent (2003) et sa forme serait inspirée des Mituri, des chaussures traditionnelles faites de pailles, faisant référence à une vieille légende. On raconte qu’une femme aurait tressé avec ses propres cheveux des Mituri avant de les placer dans le cercueil de son mari afin de l’accompagner dans son dernier voyage, signe de son amour éternel…  (Une très jolie histoire si ce n’est que personnellement je ne vois pas du tout la ressemblance avec les chaussures… ?)

C’est un lieu de promenade privilégié qui permet d’apprécier le calme de la nature environnante.

Ouvert toute l’année. À 20min de bus du centre-ville.

Jebiwon Seokbul

© Tour Andong

Il s’agit d’une statue monumentale d’un Bouddha Amitabha de 14 mètres gravé dans 2 blocs différents (la falaise pour le corps et un bloc posé dessus pour la tête) qui date de la dynastie Goryeo (918-1392). Malgré que l’arrière de la tête ait été endommagé, l’ensemble de la statue est bien préservé. Vous trouverez aussi un petit temple en contrebas.

Entrée libre. À 30min de bus du centre-ville.

Okyeonjeongsa et Hwacheon Seowon

Ces deux bâtiments situés en face du village Hahoe, du côté de la falaise Buyongdae, sont bien souvent oubliés des touristes mais pas moins intéressants !

© Tour Andong
© Tour Andong

Okyeon Jeongsa était la résidence du fameux Ryu Seongryong, un lieu de retraite où il aimait étudier. C’est aujourd’hui une maison d’hôte avec vue sur le village de Hahoe. De quoi passer un moment hors du temps !

Hwacheon Seowon est un institut confucéen situé juste à côté qui a été fondé pour honorer la mémoire de Ryu Unryong un érudit renommé, disciple de Toegye (et accessoirement le frère de Ryu Seongryong!).

Hwacheon Sewon © Tour Andong

Les deux sont accessibles en prenant un petit bateau qui fait la navette entre le village de Hahoe et le pied de la falaise Buyongdae.

Gunja Village

© Tour Andong

Gunja est un village regroupant une vingtaine de Hanoks qui a dû être relocalisé à quelques kilomètres de son lieu d’origine après la construction d’un barrage en 1974. Mais grâce à l’ingéniosité de l’architecture traditionnelle coréenne, toutes les bâtisses sont restées intactes. Certaines ont plus de 500 ans et conservent encore des documents historiques reconnus comme trésors nationaux tels que des actes d’état civil et des titres de possessions. Le nom du village signifie ‘homme sage’ car un philosophe aurait dit un jour qu’il n’y avait que des hommes sages dans cette région.

Entrée libre, certaines maisons font maison d’hôte. À 1h de bus du centre-ville.

Pavillion Manhyujeong

© Cultural Heritage Administration

Logé dans une magnifique vallée, près d’une petite cascade, on trouve le pavillon Manhyujeong. Il a été construit en 1500 par un fonctionnaire ayant quitté le gouvernement en voyant la cruauté de son roi, Yeonsangun. Ayant été plusieurs fois rénové par la suite, il a aujourd’hui un style plus proche de celui qu’on trouvait à la fin de la dynastie.

Il est devenu populaire après être apparu dans divers drama dont Mr Sunshine. A ne pas manquer pour les fans de hallyu !

© Tour Andong

Tous ces sites sont relativement populaires (surtout chez les Coréens !), le mieux si possible est donc d’éviter les périodes d’affluence (jours fériés et vacances) pour pouvoir pleinement en profiter !

Les différents spots touristiques sont assez éloignés les uns des autres, le mieux pour visiter est donc soit d’avoir sa propre voiture soit d’être très bien organisé sur les horaires de bus !

Quelques Spécialités Culinaires

Jjimdalk

Ce plat est tellement populaire qu’on trouve une allée remplie de restaurant ne servant que ça dans le centre-ville ! C’est un plat sans présomptions mais particulièrement savoureux~

Il s’agit de poulet braisé, servi avec des carottes, des pommes de terre, des champignons (ou d’autres légumes qui nous viennent sous la main) et de vermicelles de patate douce, le tout mariné dans de la sauce soja.

Maquereau salé

Et oui ! Même si la ville est très loin des côtes, l’une de ses spécialités est un poisson de mer ! Autrefois, ce genre de poisson devait être conservé dans beaucoup de sel avant d’être acheminé dans les terres, lui donnant un goût plus prononcé.

Depuis, les méthodes de conservation ont changé mais le maquereau est toujours servi de façon traditionnelle sur les tables de Andong.

Heotjesabap

Il s’agit en fait d’un bibimbap, un plat de riz auquel on mélange divers légumes. Il est généralement servi avec des herbes sauvages (namul) et du poisson. Mais la principale particularité de cette variante est l’utilisation de sauce soja au lieu de l’habituelle pâte de piment pour assaisonner le plat. Parfait pour les intolérants au piment !

© Korean Tourism Office

Soju

Le soju est un alcool de riz distillé très commun en Corée. Il a été inventé après que les invasions mongoles aient apporté la technique de distillation sur la péninsule. C’est justement à Andong, ville où stationnait l’envahisseur, que la production a réellement commencé. Aujourd’hui c’est ici que vous trouverez le soju considéré comme le plus authentique par les Coréens mais aussi le plus fort ! (Autour des 40% au lieu des 16% dans les versions modernes). Même si vous n’êtes pas un grand fan d’alcool, les bouteilles sont magnifiques, ce qui peut faire un très beau souvenir à ramener de votre voyage !

(+ si c’est un sujet qui vous intéresse, vous trouverez aussi un musée du soju dans la ville)

© Jeon Han (Korea.net)

Comment s'y rendre ?

En train

Depuis Séoul, il vous faudra prendre un KTX (TGV) depuis la station Cheongryangri (tout à l’est de Séoul). Cela vous prendra environ 2h30.

Depuis Busan, il vous faudra prendre un Mugunghwa (équivalent de l’inter-cité) de la station Bujeon. Cela prend 3h30 et compte aux alentours de 15 000 wons (10€).

Depuis Daegu, le départ se fait à la East Daegu Station (Dongdaegu) en Mugunghwa. Le trajet dure 2h et coûte won 8000 won (5€).

En bus

Pour Séoul, depuis le East Seoul Terminal (Dongseoul) ou depuis Express Bus Terminal (Gangnam), il y a des bus au minimum toutes les demi-heures. 

Le trajet dure environ 3h et coûte entre 15 000 et 23 000 wons (10~15€).

Pour Busan, depuis Busan Central Bus Terminal (Busan Dongbu), il y a des bus au minimum toutes les heures. 

Le trajet dure entre 2h40 et coûte entre 13 000 et 17 000 wons (8~11€).

Pour Daegu, depuis East Daegu Terminal (Dongdaegu) ou depuis Daegu North Intercity Bus Terminal (Bukdaegu), il y a des bus au minimum toutes les demi-heures. 

Le trajet dure entre 1h20 et coûte entre 6 000 et 10 000 wons (4~6€).

En voiture

En empruntant les routes avec péages :

Il vous faudra 3h de Séoul, 2h30 de Busan et 1h30 de Daegu.

En empruntant les nationales :

Il vous faudra 4h de Séoul, 3h de Busan et 2h de Daegu.

Sources

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