1 Histoire de Corée

La muraille de Séoul, ou Hanyang Doseong, est l’un des emblèmes iconiques de la capitale coréenne. Construite en 1396, au début de la dynastie Joseon, afin de protéger la nouvelle capitale du royaume, elle a traversé le temps et les guerres, constituant un témoignage important de l’héritage historique de la ville. Aujourd’hui, bien que la métropole se soit étendue bien au-delà de ses murs, elle serpente encore sur pas moins de 18 km entre montagnes et gratte-ciels. Elle offre une balade d’une journée entière à pied, un véritable challenge pour les aficionados de la marche, mais aussi un excellent moyen de découvrir l’histoire de la ville.

Lors de la dynastie Joseon, la muraille avait pour but de protéger les habitants de la capitale et, plus important encore, les institutions du royaume comme les palais hébergeant la famille royale, le sanctuaire royal, les bureaux du gouvernement… Il s’agissait en définitif que du cœur du royaume.

Mais elle avait aussi d’autres significations pour le peuple. Premièrement, les portes n’étaient ouvertes qu’en journée. Chaque soir, la cloche de Bosingak sonnait 28 fois pour annoncer le couvre-feu et la fermeture des portes jusqu’au petit matin où elle sonnait de nouveau, 33 fois, pour annoncer la levée des restrictions. L’ouverture et la fermeture des portes avaient donc une grande influence sur le rythme de vie des habitants. De plus, personne n’avait le droit d’être enterré à l’intérieur des murs, pas même le roi. On faisait donc sortir tous les corps pour les faire reposer dans les montagnes alentour… Ainsi l’intérieur des murs était littéralement synonyme de vie.

Elle a demandé le travail de plusieurs centaines de milliers de travailleurs pendant plusieurs mois pour être érigée et de l’apport de plusieurs tonnes de pierre des montagnes Bukhansan et Achasan alors en dehors de la ville. Mais elle a continué de vivre et de muter au fil des différentes restaurations entrepris au fil des siècles pour la renforcer, lui donnant finalement cet aspect “patchwork” qu’on lui connaît aujourd’hui, avec des murs allant de 4 à 8 mètres de haut. Si le tracé originel était d’un peu plus de 18 km, il n’en reste aujourd’hui que l’équivalent de 14 km debout (soit 78%).

On peut diviser le sentier en 4, suivant les points cardinaux et leurs montagnes associées : Nord (Bugaksan), Sud (Namsan), Est (Naksan) et Ouest (Inwangsan). Il possède 4 portes principales (les “grandes” portes) à chacun de ces points, mais aussi 4 portes secondaires entre chacune d’entre elles.

Différence de construction au niveau de la portion Est de la Namsan

Jadis, les étudiants venant passer les concours de recrutement des fonctionnaires afin d’accéder à un poste gouvernemental avaient pour tradition de faire le tour de la muraille avant d’entrer dans la ville afin de leur porter chance. Cette pratique a perduré sous la forme d’amusement et comme une façon de profiter des différents points de vue que la muraille peut offrir.

Il n’y a pas vraiment de point de départ ou d’arrivée et on peut emprunter le chemin dans un sens ou dans l’autre… Commencer au musée de la muraille peut être une bonne idée pour avoir un aperçu de ce qu’on va visiter, mais il est à noter qu’il n’ouvre qu’à 9h, ça peut faire tard si vous comptez tout faire en 1 journée… Par contre, je conseille fortement de faire le tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ! Certains escaliers sont clairement moins insurmontables si on les descend au lieu de les monter… (je m’expliquerai plus tard !) Personnellement, j’ai simplement choisi de démarrer ma balade au point le plus près de mon hébergement, c’est ainsi que je vais vous le présenter…

©Seoul Metropolitan Government

Naksan : de Gwanghuimun à Hyehwamun

J’ai commencé à la porte Gwanghuimun près du Dongdaemun Design Plaza (DDP). Il s’agit de l’une des portes secondaires de la muraille, la porte Sud-Est. On l’appelait aussi Sigumun, la porte des morts, car c’est par ici que passaient les processions funéraires vers les tombes royales. 

À cet endroit, la muraille a presque entièrement disparu. En vérité, la porte avait été épargnée par le temps, même par la colonisation japonaise. Mais elle fut grandement détruite lors de la guerre de Corée. Elle fut restaurée en 1976, étant au passage légèrement déplacée pour dégager le carrefour routier qui avait été construit entre-temps. Ce qui explique que la porte semble apparaître de nulle part… On peut facilement en faire le tour, mais on ne peut plus monter dessus (pour des raisons de conservation).

Gwanghuimun de dos
Gwanghuimun de face

Il n’y a pas grand-chose à voir autour, on continue donc notre route vers le DDP. Cette construction ultra-moderne, hôte de la fashion week de Séoul, cache aussi des vestiges historiques ! En effet, il a été construit sur un ancien terrain militaire de la fin de la dynastie Joseon qui a ensuite accueilli un stade lors de l’occupation. C’est lors du démantèlement de ce stade que furent découverts des vestiges à la fois des infrastructures militaires, mais aussi de la muraille.

On peut donc observer aujourd’hui, une partie de mur restauré ainsi qu’une “porte d’eau”. Cette partie étant la plus basse de la muraille, ces arches servaient à évacuer les eaux usées apportées par les rivières descendantes des montagnes Namsan et Naksan.

Juste après DDP, vous passerez sur la célèbre rivière Cheongyecheon où les Séoulites aiment se promener… Et ensuite vient en vue la première grande porte du tour qui donne son nom au quartier : Dongdaemun ou plutôt Heunginjimun. Son aspect datant de 1859 est un peu différent des autres portes. Construite sur la partie la plus basse de la muraille, elle était considérée comme la plus vulnérable. C’est pour cela qu’elle fut renforcée d’un muret d’enceinte (ongseng), ralentissant l’accès à la porte.

Heunginjimun

La porte s’est vue détachée du reste de la muraille en 1907, lorsque les murs l’entourant furent abattus pour laisser passer la route. Mais la porte en elle-même est restée relativement intacte. On ne peut pas monter dessus mais on en fait facilement le tour. Elle est assez iconique, mais comme elle se trouve sur un carrefour très emprunté et bruyant, il est un peu difficile de l’apprécier de près… Il vaut mieux s’éloigner un peu pour voir sa vraie beauté.

De la porte Dongdaemun, impossible de ne pas remarquer le parc Heunginjinmun où la muraille reprend. Il s’agit du début de la montagne Naksan et en vous retournant, vous pourrez admirer une très jolie vue sur le quartier de Dongdaemun. C’est aussi ici que se trouve le musée de la muraille qui n’est pas très grand, mais qu’il vous permettra d’en apprendre plus (et en plus c’est gratuit !).

Heunginjimin vue du parc du même nom

Vous longerez ensuite pendant un petit moment la muraille dans un petit parc très tranquille. À votre droite, par-delà la muraille, on aperçoit le quartier de Changsin (résidentiel mais très sympa) et l’Est de Séoul. A votre gauche, on arrive au quartier Ihwa connu pour ses fresques murales, ses décors pittoresques et ses nombreux cafés prisés. Je vous conseille d’y faire un tour, en plus de très jolies ruelles, vous trouverez de très jolies vues sur la partie intérieure de la muraille.

Porte secrète

Si jusqu’ici, vous pouviez marcher d’un côté ou de l’autre de la muraille, au niveau du sommet de Naksan, il est important de passer du côté Extérieur de la muraille (à l’Est) pour poursuivre la balade, car le chemin intérieur est coupé par l’université catholique de Corée du Sud. Vous pourrez passer soit par la route qui coupe la muraille au sommet ou juste après en prenant une petite porte secrète.

 

Naksan est la plus petite des quatre montagnes par laquelle la muraille passe, c’est donc la plus facile à gravir. Mais elle offre tout de même des points de vue sympathiques sur la ville. Si vous ne deviez ne faire qu’une partie de la muraille, je vous conseillerais celle-ci !

Bughaksan : De Hyehwamun à Changuimun

Descendu de la montagne Naksan, on arrive à la porte Hyehwamun. Il s’agit de la deuxième porte secondaire du tour, la porte Nord-Est (Dongbukmun). Bien plus accessible que la grande porte du Nord, elle était très empruntée par les voyageurs venant/allant en direction du Nord du pays. 

Elle fut démolie en 1928 lors de l’occupation japonaise, puis reconstruite en 1994, légèrement au Nord de sa localisation initiale où se trouve désormais une avenue (encore une fois !).

Bien qu’elle est juste à côté d’une grande avenue, elle est coupée de la circulation par de la végétation, ce qui lui donne un aspect de cocon. On peut passer en dessous et monter au niveau de la structure de bois ce qui permet d’en admirer tous les détails.

Hyehwamun
À gauche, on voit une partie de la muraille converti en mur d'enceinte

Après cela, on entre dans le quartier de Hyehwa, un quartier résidentiel très calme. Ici, les traces de la muraille se font plus éparses… En fait, elle est souvent là sans qu’on la remarque ! De nombreuses habitations et constructions (plutôt anciennes), se sont bâties en se servant de la muraille comme d’une base. Il faut bien ouvrir l’œil pour faire la différence entre muret et muraille. (Attention, pour ne pas vous perdre pensez à suivre les panneaux indiquant le sens du chemin !)

Après avoir vagabondé dans le quartier, vous devriez arriver au parc culturel et historique de Seongbuk puis au parc waryong où la muraille reprend réellement son cours. Il s’agit d’un parc très agréable, où prolifèrent la végétation et les installations de plaisance (terrain de sport, badminton, pavillons…).

Par-dessus la muraille, on aperçoit l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale, Bukjeong. Ce village mi-abandonné, mi-refuge artistique a été formé par des réfugiés de la guerre de Corée. Ces ruelles semblent bloquées dans le passé, ce qui donne au quartier une ambiance à part. Cette partie de la balade est peut-être ma préférée : le mélange entre la végétation, la muraille et cette vue pittoresque est vraiment magnifique.

Parc Waryong
Vue sur Bukjeong

On arrive ensuite au rocher Malbawi, d’où vous pourrez apprécier une magnifique vue sur le quartier Jongno jusqu’à la montagne Namsan. Juste après on arrive à la grande porte du Nord Bukdaemun plus connu sous le nom Sukjeongmun. Dû à sa proximité avec les palais royaux, elle était rarement utilisée et avait plus une fonction cérémonielle. Bien qu’elle fut incendiée et reconstruite, elle est la seule à encore être connectée (des deux côtés) à la muraille.

Vue dur rocher Malbawi
Sukjeongmun

Pendant des années, il était impossible de s’y rendre, puis en 2007, le sentier fut rouvert à la condition de ne prendre aucune photo ou vidéo… Et ce n’est pas si étonnant ! En vous baladant, vous tomberez à plusieurs reprises sur des vues plongeantes sur le quartier Jongno, le palais Gyeongbokgung, mais aussi le palais présidentiel.  (La meilleure vue de Séoul si vous voulez mon avis !)

Bien que les restrictions furent entièrement levées en 2022, on trouve encore tout le long de cette portion des postes d’observation qui s’accorde étrangement assez bien avec la muraille. Malgré le décalage historique, cela est un intéressant rappel à la fonction première du lieu !

Arbres avec des impacts de balles
Poste d'observation

(À noter : lorsque le palais présidentiel était ouvert à la visite, le sentier reliant la maison bleue à la muraille étant praticable, mais avec le retour de la présidence dans ces lieux, il a été fermé et il est possible que des contrôles réapparaissent à cet endroit.)

Escalier de la mort

La montée de la montagne Bugaksan du côté Est est relativement accessible (même pour les moins sportifs d’entre vous !). Pour redescendre par contre, vous devrez emprunter un très long et plutôt abrupt escalier. Si la descente et ok, la montée demande une certaine capacité cardio ! (Mon conseil de faire le tour dans le sens contraire des aiguilles d’une montre vient essentiellement de ce passage ! Mieux vaut descendre ces escaliers que de devoir les monter !)

 

Si cette partie a été fermée pendant près de 40 ans, je suis bien contente qu’elle ait rouvert et qu’on puisse s’y promener aujourd’hui ! La vue qu’elle offre sur le palais Gyeongbokgung et l’avenue Sejong qui en descend est à couper le souffle. C’est aussi la partie la plus calme, car plus reculée et moins arpentée autant des coréens que des étrangers. 

Inwangsan : de Changuimun à Donuimun

Changuimun

Une fois arrivée au pied de la montagne, on arrive à la porte Changuimun, la porte secondaire du Nord-Ouest. Elle n’est pas très grande mais a survécu au temps (la structure date du 18e siècle). Comme Hyehwamun, elle était beaucoup utilisée par les voyageurs allant/venant vers le Nord. Elle marque aussi la démarcation entre les montagnes Bugaksan et Inwangsan. (À peine descendu de la montagne qu’on en attaque une autre !

C’est la partie sportive de la balade ! Si vous avez besoin d’une pause, arrêtez-vous au musée littéraire de Yun Dong-ju (un célèbre poète du début 20e) ou à la librairie Cheongun (un hanok avec un pavillon à tomber par terre). Plus loin vous avez aussi “Inwangsan Shelter in the woods”, une mini bibliothèque au milieu de la forêt très cosy et où vous pourrez faire une pause au calme.

Il vous faudra ensuite affronter la montée d’Inwangsan. Ce n’est pas très long et relativement accessible mais prévoyez de bonnes chaussures car ici le sentier est assez brut. Mais la récompense à vos efforts est une vue époustouflante sur Séoul (la deuxième plus belle de la capitale !) Prenez le temps de vous poser au sommet pour en profiter pleinement et recharger les batteries avant de continuer.

Dans la descente, vous passerez près du rocher Seonbawi et Guksadang, le siège spirituel du chamanisme en Corée. Faites-y un tour pour découvrir ce lieu rempli de symbolique mais complétement oublié autant des Coréens que des touristes. 

Vous pourrez ensuite suivre la muraille à travers le parc près de l’autel Sajik. Il est ensuite assez difficile de suivre le tracé de la muraille : il s’agit en effet de la partie qui a été le plus détruit. On en trouve quelques traces au détour d’une rue ou au parc Woram mais le plus simple pour ne pas se perdre est de se rendre directement au quartier Donuimun. 

Bien que la grande porte de l’Est, Donuimun, ait disparu (détruite pour faire passer le tramway), le quartier garde encore son nom. Il accueille aujourd’hui un musée à ciel ouvert qui récrée un quartier des années 80. En plus des échoppes sortant d’un autre temps, on trouve quelques vestiges de la muraille ! Si vous aimez l’histoire ou que vous êtes juste curieux, vous pouvez aussi faire un crochet par le musée d’histoire de Séoul ainsi que par le palais Gyeonghuigung, le plus petit des palais de la capitale ! (les deux sont gratuits et à voir !)

 

Cette partie est relativement rapide, mais c’est aussi la plus sportive ! Le sentier est plus brut que pour Bughaksan, penser à prendre de bonnes chaussures ! Mais encore une fois, la vue en vaut le coup et il est très satisfaisant de s’asseoir au sommet pour la contempler.

Namsan : De Donuimun à Gwanghuimun

La muraille a complétement disparu sur plusieurs km, emportant au passage une des portes secondaire, la porte Souimun du Sud-Ouest. On la retrouve au niveau de la grande porte du Sud, Namdaemun ou Sungnyemun.

Sungnyemun

Il s’agit de la plus connue des grandes portes et aussi celle considérée comme la plus belle ! Elle a même été inscrite comme trésor national N°1 de la Corée du Sud. Bien que les murs l’entourant furent détruits durant la colonisation, qu’une ligne de tramway fut installée passant juste en dessous et qu’elle ait subi de sérieux dommages lors de la guerre, sa structure a survécu depuis le 15e siècle en faisant la plus ancienne porte du circuit.

Malheureusement, un incendie volontaire fut déclenché en février 2008 et malgré tous les efforts des pompiers sur place, la structure en bois fut complètement détruite… Il fallut plusieurs années de reconstruction (en suivant les plans d’origine) pour redonner sa forme originale à la porte.

On peut maintenant pleinement en profiter et le passage sous la porte est ouvert la journée permettant de mieux l’observer. Malgré les événements, elle reste la porte la plus impressionnante, un vestige remarquable au beau milieu des buildings ultra modernes. Si vous avez besoin d’une pause, vous pouvez vous arrêter au marché Namdaemun juste à côté où vous trouverez de nombreux petits restaurants et étals de street food.

Baekbeom Square

Rendez-vous ensuite au Baekbeom Square, le parc au pied de la montagne Namsan. Il est dédié à une des figures de la résistance coréen, l’activiste Kim Gu dont vous y retrouverez une imposante statue. Le parc est très agréable, vous y trouverez de nombreuses personnes venant s’y prélasser ou faire un pique-nique. Et encore une fois, il s’agit d’un lieu offrant une vue magnifique sur la ville.

Un peu plus loin, on trouve un passage très intéressant : alors que l’on croyait la muraille disparue à cet endroit, de récentes fouilles ont mis à jour des vestiges du mur datant de plusieurs siècles. Sur quelques mètres, on peut maintenant clairement apprécier les différences de construction des différentes époques.

Après cela, place à la montée de Namsan. Étant très visité, il s’agit du sentier le mieux aménagé du parcours, avec beaucoup de pallier où reprendre son souffle tout en admirant la vue sur la ville. Si vous n’aimez pas la montée (ou que vous ne pouvez pas), il y a aussi un téléphérique qui vous emmène (presque) en haut.

Une fois là haut, vous pourrez découvrir une installation cruciale de la muraille, son système d’alerte par fumée le Bongsudae. Ce système de communication par la fumée était composé d’un ensemble de 5 cheminées posté sur les hauteurs un peu partout dans le pays servant à faire remonter les informations rapidement des extrémités du pays à la capitale. Si une cheminée était allumée : rien à signaler; deux : un ennemi est en vue; trois : l’ennemi se rapproche de la frontière; quatre : l’ennemi a passé la frontière; cinq : le combat a été engagé…

Bongsudae

Mais le sommet de la montagne Namsan est aussi (principalement) connu pour la vue qu’elle offre à 360° sur Séoul. (Mon conseil : s’y rendre en fin de journée pour profiter de la “golden hour”, ce moment juste avant le coucher du soleil où toute la ville prend des couleurs rouges orangées qui la subliment.)

Pour redescendre, vous pouvez prendre le bus derrière la N Seoul tower qui vous emmènera jusqu’au théâtre national de Corée du côté Est de la montagne. Ce théâtre est très réputé et accueille des représentations mélangeant arts contemporains et traditionnels. Si vous avez encore un peu d’énergie, n’hésitez pas à suivre le sentier qui suit la muraille dans la montagne qui vous emmènera au même endroit : il n’est pas très compliqué et bien moins emprunté que son penchant à l’Ouest ! Vous devriez être au calme pour profiter des derniers rayons de soleil caressant la ville et voir les premières lumières citadines illuminer la nuit.

Une fois le théâtre passé, longé l’hôtel Silla (l’un des hôtels les plus luxueux de la capitale) pour suivre les dernières traces de la muraille. Elle disparaît sur quelques centaines de mètres, puis vous arriverez enfin à la porte Gwanghuimun, point de départ de cette balade, bouclant ainsi le tour de la muraille de Séoul !

 

Cette partie est la plus touristique, ce qui veut dire deux choses : beaucoup de monde, mais aussi une meilleure accessibilité (si vous avez des problèmes de mobilité, c’est la partie qui vous conviendra le mieux). 

Si vous êtes arrivé jusque-là : Bravo à vous, le cœur historique de Séoul ne devrait plus avoir aucun secret pour vous ! (ou peut être que si ㅋㅋㅋ) Selon le site officiel de la muraille, le tour entier prend environ 11h30 à pied. Mais personnellement, j’ai mis 9h30 en comptant les pauses casse-croûte, toilettes et photos (je me suis donc beaucoup arrêtée ahah !). 

Encore une fois, vous pouvez le faire différemment, selon vos préférences et votre forme physique. Vous pouvez aussi le faire en plusieurs fois ou seulement une partie… Dans tous les cas, je vous promets que vous ne serez pas déçu ! Plus qu’une très jolie randonnée, c’est aussi un défi personnel et une plongée dans l’histoire, la culture et l’âme de la Corée.

Attention ! Bien que certaines parties soient plus faciles que d’autres, cela peut être difficile voire impossible si vous avez des problèmes de mobilité : le circuit épouse la forme de la muraille, il y a beaucoup de montées et de descentes, de terrains accidentés ou irréguliers et d’escaliers.

Sources

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